Entre réalité et prospective :
   L'armée de terre française en janvier 1989
 
David DELPORTE
 
 

Présentons ci-après la contexture régimentaire de ces unités :

 
   

4ème DAM

6ème

DLB

9ème DIMa

11ème

DP

27ème

DA

Total

Combat

Régiment de cavalerie légère

(AMX-10 RC / ERC-90 Sagaie / AML-90)

/ …

2

2

1

1

6

Régiment d'infanterie motorisé (VAB)

/ …

2

2

/ …

/ …

4

Régiment d'infanterie portée (Camionnettes tactiques) à vocation parachutiste

/ …

/ …

/ …

6

/ …

6

Régiment d'infanterie portée (Camionnettes tactiques) à vocation alpine

/ …

/ …

/ …

/ …

6

6

Régiment de combat aéromobile

1

/ …

/ …

/ …

/ …

1

Régiment d'hélicoptères de combat

3

/ …

/ …

/ …

/ …

3

Appui

Régiment d'artillerie tractée

/ …

1

1

1

1

4

Régiment du génie

/ …

1

1

1

1

4

Soutien

Régiment de commandement et de soutien

/ …

1

1

1

2

5

Base opérationnelle mobile aéroportée

/ …

/ …

/ …

1

/ …

1

Régiment d'hélicoptères de commandement et de manœuvre

1

/ …

/ …

/ …

/ …

1

Total

5

7

7

11

11

41

 

Contrairement aux trois corps d'armée classiques ou sur quatre-vingt six unités, dix régiments sont issus des école et six régiments de la réserve, nous pouvons affirmer ici que seules deux unités du génie sur les quarante et un régiments sont issues de la réserve.

 

De plus ces deux unités existent déjà en partie en temps de paix. En effet les deux régiments du génie de la 9ème division d'infanterie de marine et de la 27ème division alpine devant être organisés en trois compagnies de combat ont déjà deux compagnies de combat active et un embryon d'état-major régimentaire.

 

- - - / - - -
b
/ RÉCAPITULATIF DES MOYENS BLINDES :

 
 

4ème DAM

6ème

DLB

9ème DIMa

11ème

DP

27ème

DA

Total

AMX-10 RC

/ …

72

/ …

/ …

/ …

72

ERC-90

/ …

/ …

72

/ …

/ …

72

AML-90

/ …

/ …

/ …

36

36

72

Total

/ …

72

72

36

36

216

 

Rappelons les règles de dotation en vigueur dans les unités affectées à la Force d'Action Rapide

 
  • le régiment de cavalerie légère compte :

    • soit 36 engins blindés reconnaissance-feu de type AMX-10 RC dotée du canon de 105 mm BK MECA L/48 Modèle F2 par régiment pour deux unités d'active

    • soit 36 engins blindés reconnaissance-feu de type ERC-90 Sagaie dotée du canon de 90 mm CN90 Modèle F1 par régiment pour deux unités d'active

    • soit 36 automitrailleuses légères dotées du canon de 90 mm GIAT modèle F1 par régiment pour deux unités d'active

- - - / - - -
4
/ CONSTAT GÉNÉRAL DES UNITÉS DE MÉTROPOLE :

 

Pour conclure, nous présentons ci-après divers tableaux reprenant les totaux des trois grands ensembles présentés supra :

 

- - - / - - -
a
/ RÉCAPITULATIF DES UNITÉS :

 
   

1ère armée

Force d'Action Rapide

Défense Opérationnelle du territoire

Total

Combat

Arme Blindée Cavalerie

23

6

9

38

137

Infanterie

32

17

47

96

Aviation légère de l'Armée de terre

/ …

3

/ …

3

Appui

Artillerie

17

4

/ …

21

55

Génie

14

4

16

34

Soutien

Train

11

6

8

25

26

Aviation légère de l'Armée de terre

/ …

1

/ …

1

Total

97

41

80

218

 

Les unités de l'armée de terre réparties dans les trois ensembles que sont la 1ère armée, la Défense Opérationnelle du Territoire et la Force d'Action Rapide représentent un ensemble de deux-cent dix-huit unités de combat, d'appui et de soutien. Mentionnons cependant que seize de ces unités sont des compagnies du génie (Défense Opérationnelle du territoire) et qu'une de ces unités et un bataillon du génie (1ère armée)

 

Ce corps de bataille, hors unités organiques d'armée, de corps d'armée ou de brigades logistiques, organisé en deux-cent-un régiments, un bataillon indépendant et seize compagnies formant corps répartit ses unités de la manière qui suit :

 
  • 97 unités se trouvent affectées la 1ère armée soit 44,50 % du total global des unités,

  • 80 unités se trouvent affectées à la Défense Opérationnelle du Territoire soit 36,70 % du total global des unités,

  • 41 unités se trouvent engins blindés à la Force d'Action Rapide soit 18.80 % du total global des unités.

- - - / - - -
b
/ RÉCAPITULATIF DES MOYENS BLINDES :

 

Après avoir regroupé les trois tableaux des effectifs en matière d'engins blindés, nous pouvons donc constater que l'armée de terre déploie en temps de guerre 2334 engins, ces engins peuvent également être classées selon leur nombre soit d'une manière décroissante :

 
   

1ère armée

Force d'Action Rapide

Défense Opérationnelle du territoire

Total

Chars de bataille

AMX-30 B2

467

/ …

/ …

467

1258

AMX-30 B

791

/ …

/ …

791

Automitrailleuses légères

AML-60

/ …

/ …

468

468

753

AML-90

36

72

177

285

Engins appui-feu

AMX-10 RC

196

72

/ …

268

348

ERC-90

8

72

/ …

80

Chars légers

AMX-13/90

16

/ …

/ …

16

 

Total

1514

216

645

2375

 

Ces 2375 engins blindés se répartissent de la manière qui suit :

 
  • 1514 engins blindés se trouvent affectés la 1ère armée soit 63.75% du total global des engins,

  • 645 engins blindés se trouvent affectés à la Défense Opérationnelle du Territoire soit 27.16 % du total global des engins,

  • 216 engins blindés se trouvent affectés à la Force d'Action Rapide soit 9.09 % du total global des engins.

Nous pouvons également les classer comme suit :

 
  • 1258 engins blindés sont des chars de bataille soit 52.97 % du total global des engins,

  • 753 engins blindés sont des automitrailleuses légères soit 31.71 % du total global des engins,

  • 348 engins blindés sont des engins appui-feu soit 14.65 % du total global des engins,

  • 16 engins blindés sont des chars légers soit 0.67 % du total global des engins.

Ces 2375 engins peuvent être également rangés de par leur armement principal soit :

 
 

Unités d'active

Unités « école »

Unités de réserve

Total

Canons de 105 mm

1401

125

/ …

1526

Canons de 90 mm

160

44

177

381

Mortiers de 60 mm

/ …

/ …

468

468

Total

1561

169

645

2375

 

Nous trouvons donc :

 
  • 1526 canons sont de calibre 105 mm, soit 64.25 % du total général, ils se répartissent en :

    • 1258 canons de type CN 105 F1 de 105 mm Modèle F1 montés sur les chars de bataille de type AMX-30 B ou AMX-30 B2,

    • 268 canons BK MECA L/48 Modèle F2 montés sur les engins blindés reconnaissance-feu de type AMX-10 RC.

 
  • 381 canons sont de calibre 90 mm, soit 16.04 % du total général, ils se répartissent en :

    • 285 canons de 90 mm GIAT modèle F1 montés sur automitrailleuses légères de type AML 90,

    • 80 canons de 90 mm CN90 Modèle F1 montés sur engins blindés reconnaissance-feu de type ERC-90 Sagaie,

    • 16 canons de 90 mm modèle F3 montés sur chars légers de type AMX-13/90.

 
  • 468 mortiers de 60 mm, soit 19.71 % du total général, se chargeant par la culasse sont montés sur les automitrailleuses légères de type AML-60.

 

- - - / - - -
B /
DÉPARTEMENTS ET TERRITOIRES D'OUTRE-MER - FORCES PRÉPOSITIONNÉES EN AFRIQUE :

 

Outre les unités métropolitaines présentées supra, l'armée de terre usent de forces de souveraineté dans les départements et territoires d'Outre-mer. Mais l'armée de terre, riche de son passé colonial et en accord avec les politiques de partenariat avec les états africains, possède des bases militaires dans ces pays permettant le positionnement de forces d'intervention et de stabilisation.

 

- - - / - - -
1 / FORCES DE SOUVERAINETÉ –
DÉPARTEMENTS ET TERRITOIRES D'OUTRE-MER :

 

Les forces de souveraineté de l'armée de terre sont installées dans les départements et territoires d'outre-mer :

 
  • les Forces Armées du Groupe Antilles - Guyane (FAGAG) sont positionnées dans les départements de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane

  • les Forces Armées de la Zone Sud de l'Océan Indien (FAZSOI) sont positionnées dans le département de la Réunion et sur l’île de Mayotte

  • les Forces Armées en Polynésie Française (FAPF) sont positionnées sur diverses îles du territoire d'outre-mer de la Polynésie

  • les Forces armées en la Nouvelle-Calédonie (FANC) sont positionnées sur les diverses îles composant ce territoire d'outre-mer.

 

Comme nous pouvons le voir sur ce schéma, ces troupes de souveraineté, à l'exception du DÉTALAT en Nouvelle-Calédonie et du 815ème bataillon de transmissions en Polynésie Française, sont presque exclusivement composées d'unités issues des Troupes de Marine ou de la Légion étrangère. En effet, nous dénombrons quatorze unités de combat et de soutien se répartissant en :

  • Huit unités de combat :

    • 2ème régiment parachutiste d'infanterie de Marine,

    • 3ème régiment étranger d'infanterie,

    • 9ème bataillon d'infanterie de Marine,

    • 33ème régiment d'infanterie de Marine,

    • 41ème régiment d'infanterie de Marine,

    • Régiment d'infanterie de Marine du Pacifique / Nouvelle-Calédonie,

    • Régiment d'infanterie de Marine du Pacifique / Polynésie,

    • Détachement de la Légion Étrangère à Mayotte gardant les traditions du 2ème régiment étranger de Cavalerie.

 
  • Six unités de soutien :

    • 5ème régiment étranger

    • 16ème bataillon de commandement et des services gardant les traditions du 16ème régiment d'infanterie de Marine,

    • 42ème bataillon de commandement et des services gardant les traditions du 42ème régiment d'infanterie de Marine,

    • 53ème bataillon de commandement et des services gardant les traditions du 53ème régiment d'infanterie de Marine,

    • 815ème bataillon de transmissions,

    • Détachement de l'Aviation légère de l'Armée de terre.

Les huit unités de combat sont presque toutes des unités interarmes à dominante d'infanterie. En effet ces régiments ou bataillons sont toutes dotées de compagnies d'infanterie portée avec adjonction de groupe de mortiers lourds, d'escadron d'automitrailleuses légères de type AML-90 et pour certaines d'entre elles nous avons également des batteries d’artillerie dotées d'obusiers de type 105 mm HM2.

 

Une partie de ces unités est constituées de troupes dites « autochtones » auxquelles s'ajoutent des éléments en « MCD » (mission de courte durée). Ces troupes sont fournies par les unités métropolitaines des Troupes de Marine ou de la Légion étrangère.

 

Les trois bataillons de commandements et des services ont comme mission essentielle est de soutenir tous les organismes de commandement et les services de l'armée de Terre. Ces unités peuvent participer aux missions de sécurité et constituer une base logistique arrière pour les opérations extérieures.

 

Le 5ème régiment étranger est une unité particulière car il soutient le centre d’expérimentation du Pacifique. Il est constitué de légionnaires et de personnels du génie. Sa mission n'est pas le combat mais le soutien et l'entretien des sites sensibles.

 

Le DÉTALAT en Nouvelle-Calédonie est créé à la fin de l'année 1984 sur l'emprise de la base aéronavale de la Tontouta. Au 1er janvier 1989, ce détachement est constitué de cinq hélicoptères de transport de type SA.330Ba Puma codifiés « CNA » à « CNE ». Il s'y ajoute les engins de l'Armée de l'Air, de la Marine et de la Gendarmerie qui sont également basés sur l'emprise de cette base aéronavale (hélicoptères de surveillance de type AS.350B Écureuil / hélicoptères de transport de type SA.330Ba PUMA / appareils de surveillance de type Gardian / appareils de transport de type C-160 Transall).

 

Faisant suite à ces quatorze unités, les Troupes de Marine gèrent administrativement six unités du service militaire adapté, à savoir :

 
  • 1er régiment du service militaire adapté gardant les traditions du Régiment mixte des Antilles - Guyane,

  • 2ème régiment du service militaire adapté gardant les traditions du 10ème régiment d'artillerie coloniale,

  • 3ème régiment du service militaire adapté gardant les traditions du 5ème régiment d'artillerie coloniale,

  • 4ème régiment du service militaire adapté gardant les traditions du 7ème régiment d'artillerie coloniale, avec un détachement à Mayotte

  • Groupement du service militaire adapté / Guyane perpétuant les traditions du 28ème régiment interarmes d’Outre-mer.

  • Groupement du service militaire adapté / Nouvelle-Calédonie

Ces régiments et autres groupements sont la quintessence d'un service militaire adapté à l'insertion professionnelle de la jeune population des départements et territoires d'outre-mer. Ce système, instauré en 1961, se veut une aide à l'emploi permettant le développement économique par la formation de la jeunesse.

- - - / - - -
2 / FORCES DE PRÉPOSITIONNÉES EN AFRIQUE
 :

 

L'armée française se trouve également positionnée dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest et à Djibouti dans le cadre d'accord de coopération militaire, nous avons donc :

 
  • les Forces Françaises Stationnées à Djibouti (FFSD),

  • les Troupes Françaises au Gabon (TFG),

  • les Forces Françaises du Cap-Vert (FFCV),

  • les forces françaises stationnées en Côte d'Ivoire (FFSCI).

 

Nous avons également des interventions dans deux pays africains sous le principe des accords de coopération technique aux forces armées :

 
  • les Éléments Français d'Assistance opérationnelle en République Centrafricaine (EFAO),

  • les Éléments Français d'Assistance opérationnelle au Tchad (EFT).

 

A l'exception des divers éléments intervenants au titre du DÉTALAT, les troupes de l'armée de terre stationnées en Afrique au titre de la coopération militaire sont toutes issues des Troupes de Marine ou de la Légion étrangère. En effet, nous dénombrons :

 
  • Six unités de combat et d'appui :

    • 5ème régiment interarmes d'outre-mer,

    • 6ème bataillon d'infanterie de Marine,

    • 13ème demi-brigade de la Légion Étrangère,

    • 23ème bataillon d'infanterie de Marine,

    • 43ème bataillon d'infanterie de Marine,

    • DÉTALAT de Djibouti.

 
  • Une unité de soutien :

    • 10ème bataillon de commandement et des services

Ces unités de combat sont toutes des unités interarmes à dominante d'infanterie stationnant sous commandement d'un état-major inter-armes. En effet ces régiments ou bataillons sont toutes dotées de compagnies d'infanterie portée ou infanterie parachutiste avec adjonction de groupes de mortiers lourds, de pelotons ou d'escadrons d'automitrailleuses légères de type AML-90 ou de chars légers de type AMX-13/90 ou AMX-13 SS11. Pour certaines d'entre elles nous avons également des batteries d’artillerie dotées d'obusiers de type 105 mm HM2 de type 155 mm BF50 ou même de canons antiaériens de 20mm, de 30 mm ou de 40 mm.

Comme pour les unités de souveraineté, une partie de ces unités est constituées de troupes dites « autochtones » auxquelles s'ajoutent des éléments en « MCD » (mission de courte durée).

Ces unités de combat sont la préfiguration de ce que seront vingt ans plus tard les « GTIA » à savoir les Groupements Tactiques Interarmes. Pour ce qui est du bataillon de commandements et des services nous nous référerons à la note rédigée supra.

Le DÉTALAT de Djibouti, à l'effectif de 140 hommes (8 officiers, 89 sous-officiers et 43 hommes du rang) se compose d'une escadrille de commandement et des services et d'une escadrille des moyens aériens avec un peloton de cinq hélicoptères antichars de type SA316B Alouettes III flanqués de missiles SS11 en sabord et un peloton de cinq hélicoptères de transport de type SA.330Ba Puma et de deux avions légers de liaison de type Cessna L-19E Bird Dog. Il s'y ajoute les engins de l'Armée de l'Air encadrées par l'escadrille de transport Outre-Mer 88 (hélicoptères de type SA.316B Alouettes III / appareils de transport de type C-160 Transall)

 

Mentionnons également qu'au titre de la coopération technique, les unités de combat ainsi que le DÉTALAT intervenants dans le cadre des Éléments Français d'Assistance opérationnelle en République Centrafricaine et au Tchad interviennent en qualité de troupes en mission extérieure et non pas rattachée comme unité « MCD ».

 

Ces deux opérations au Tchad et en République Centrafricaine entrent dans le cadre de la coopération technique qui se divise en :

  • un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation)

  • un appui – renseignement

 

A ce titre au 1er janvier 1989, les éléments français au Tchad s'incarnent dans plusieurs compagnies de combat du 2ème régiment étranger de Parachutiste et dans la 1ère batterie de tir du 403ème régiment d'artillerie. Cette dernière unité est la seule à pouvoir se targuer d'avoir effectué une action de guerre. En effet, le 07 septembre 1987, cette batterie a abattu à l'aide d'un missile Hawk un bombardier Libyen de type Tupolev 22.

 

Le DÉTALAT des Éléments Français d'Assistance opérationnelle en République Centrafricaine, constitué le 20 septembre 1979 à Banguy et doté de quatre hélicoptères de transport de type SA.330Ba Puma codifiés « COA » à « COD » est à l'effectif de 26 hommes.

 

- - - / - - -

3 / RÉCAPITULATIF DES MOYENS BLINDÉS AFFECTÉS DANS LES DÉPARTEMENTS ET TERRITOIRES D'OUTRE-MER ET AUX TROUPES PRÉPOSITIONNÉES EN AFRIQUE :

 
 

5ème RIAOM

6ème BIMa

13ème DBLE

23ème BIMa

43ème BIMa

RIMAP / NC

RIMAP / P

EFAO

Total

AMX-13/90

16

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

16

AMX-13 SS11

12

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

12

AML-90

/ …

4

12

12

12

4

12

12

68

Total

28

4

12

12

12

4

12

12

96

 

Comme nous pouvons le voir, la répartition est la suivante :

 
  • la monture la plus utilisée est l'automitrailleuse légère de type AML-90 à canon de 90 mm GIAT modèle F1 avec une dotation de 68 engins sur les 96 répertoriés en Outre-mer, en effet cinq des treize unités de combat ont un escadron d'automitrailleuses légères alors que deux autres unités ont un peloton.

  • les engins restant sont les 28 chars légers de type AMX-13 affectés au 5ème régiment interarmes d'Outre-mer. Ces engins blindés se répartissent de la manière suivante :

    • 16 chars légers de type AMX-13/90 à canon de 90 mm modèle F3 dans un escadron de combat,

    • 12 chars légers de type AMX-13 SS11 portant un canon de 75 mm modèle SA50 et quatre missiles antichars de type SS11 dans un escadron de combat.

A partir des années 1990, tous ces engins seront progressivement remplacés par les engins blindés appui-feu de type ERC-90 Sagaie qui deviendra la monture typique des unités outre-mer.




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