Entre réalité et prospective :
   L'armée de terre française en janvier 1989
 
David DELPORTE
 

ÉLÉMENTS ORGANIQUES DES DIVISIONS MILITAIRES TERRITORIALES


MISE A JOUR EN DATE DU 12 AVRIL 2018


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I – PRÉSENTATION GÉNÉRALE DES ÉLÉMENTS ORGANIQUES DE LA DIVISION MILITAIRE TERRITORIALE :


Après nous être penchés sur les zones de défense et leurs éléments organiques, nous passons à la strate inférieure en étudiant les divisions militaires territoriales et leurs éléments organiques.


Comme nous avons pu les dire dans le chapitre précédent, en temps de guerre, les six régions militaires (temps de paix) / zones de défense (temps de guerre), se subdivisent en vingt-deux divisions militaires territoriales correspondant trait pour trait aux circonscriptions d'action régionale devenues régions à part entière de par les lois de décentralisation de 1982 :


  • 1ère région militaire / Paris Zone de défense « de Paris » :

    • 12ème division militaire territoriale / Versailles → Région parisienne

    • 13ème division militaire territoriale / Tours → Centre – Val de Loire


  • 2ème région militaire / Lille Zone de défense « Nord » :

    • 21ème division militaire territoriale / Lille → Nord – Pas-de-Calais

    • 22ème division militaire territoriale / Amiens → Picardie

    • 23ème division militaire territoriale / Rouen → Haute-Normandie


  • 3ème région militaire / Rennes Zone de défense « Ouest » :

    • 31ème division militaire territoriale / Rennes → Bretagne

    • 32ème division militaire territoriale / Caen → Basse-Normandie

    • 33ème division militaire territoriale / Nantes → Pays-de-la-Loire


  • 4ème région militaire / Bordeaux Zone de défense « Sud-Ouest » :

    • 41ème division militaire territoriale / Bordeaux → Aquitaine

    • 42ème division militaire territoriale / Poitiers → Poitou – Charente

    • 43ème division militaire territoriale / Limoges → Limousin

    • 44ème division militaire territoriale / Toulouse → Midi – Pyrénées


  • 5ème région militaire / Lyon Zone de défense « Sud-Est » :

    • 51ème division militaire territoriale / Lyon → Rhône - Alpes

    • 52ème division militaire territoriale / Clermont-Ferrand → Auvergne

    • 53ème division militaire territoriale / Marseille → Provence – Alpes – Côtes-d'Azur

    • 54ème division militaire territoriale / Montpellier → Languedoc – Roussillon

    • 55ème division militaire territoriale / Ajaccio → Corse


  • 6ème région militaire / Metz Zone de défense « Est » :

    • 61ème division militaire territoriale / Nancy → Lorraine

    • 62ème division militaire territoriale / Strasbourg → Alsace

    • 63ème division militaire territoriale / Chalons-Sur-Marne → Champagne – Ardennes

    • 64ème division militaire territoriale / Dijon → Bourgogne

    • 65ème division militaire territoriale / Besançon → Franche – Comté


Chaque division militaire territoriale dirige en théorie deux unités :


  • une unité de combat de réserve issue de l'infanterie ou des Troupes de Marine, c'est le « régiment interarmes divisionnaire ». Mentionnons que la 55ème division militaire territoriale en possède deux, ce qui nous fait un total de vingt-trois unités,

  • une unité de commandement divisionnaire gardant les traditions de l'Infanterie. A ce jour, nous avons avec certitude identifié dix-neuf régiments de commandement divisionnaire sur les vingt-deux devant être mis sur pied.



En sus de ces quarante-cinq unités, nous dénombrons également :


  • quatorze régiments de garde de points sensibles mis sur pied par l’Infanterie, les Troupes de Marine ou l'Arme blindée cavalerie. Deux de ces unités sont d'active, il s'agit des 24ème et 41ème régiments d'infanterie.

  • six régiments d'infanterie chargées de la défense des frontières. Il s'agit d'unités de surveillance mis sur pied par l'infanterie.


Ce qui nous fait un total de soixante-cinq unités de combat, de surveillance ou de commandement que nous présenterons ci-après.


Bien que présentant les unités des divisions militaires territoriales, nous nous pencherons sur les moyens de défense mis en œuvre pour la protection des organes gouvernementaux. Il s'agit de quatre régiments d'infanterie [24ème régiment d'infanterie (active), 90ème et 133ème régiments d'infanterie (réserve), 54ème régiments d'infanterie de Marine (réserve)] et de deux régiments de cavalerie légère [6ème régiment de Chasseurs et 29ème régiment de Dragons (réserve)]


Nous verrons également que s'ajoute une autre unité à cette mission de défense des organes gouvernementaux, il s'agit du 1er groupement blindé de la Gendarmerie mobile, qui comme son nom l'indique n'appartient pas à l'Armée de terre mais bien à la Gendarmerie Nationale. En effet, depuis un décret ministériel de 1973, il accompagne en cas de déclenchement de la défense opérationnelle du territoire l'action des unités de l'armée de terre dans le cadre de la protection et la défense des organes gouvernementaux et des organes de commandement stratégiques en région parisienne.


Mentionnons également que sera présenté le commandement de la Défense du Finistère, qui outre le fait que c'est un grand commandement de la Marine Nationale activé dès le temps de paix, dirige d’un (en temps de paix) à trois régiments d'infanterie (en temps de guerre).


En effet, les 41ème régiment d'infanterie (active) et 19ème et 118ème régiments d'infanterie (réserve) sont chargés quant à eux de la défense de l’Île Longue et des installations de la Force nucléaires stratégiques présents dans la 31ème division militaire territoriale.




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