Entre réalité et prospective :
   L'armée de terre française en janvier 1989
 
David DELPORTE
 
 

Selon la fiche réalisée par le Colonel Bernard SERMENT, officier matériel de la 6ème division légère blindée pour le site operation-daguet.fr

« Le système CROTALE est composé de deux éléments principaux : l’unité d’acquisition et l’unité de tir qui est en fait le missile CROTALE : missile sol-air français à courte portée. L’unité d’acquisition détecte, évalue et désigne l’objectif à l’unité de tir.  

L’unité de tir prend en charge la poursuite et l’élimination de la menace. Cette unité de tir porte quatre missiles R-440. Elle peut tirer deux missiles à quelques secondes d’intervalle. Le rechargement des lanceurs peut être effectué en moins de deux minutes par un équipage entraîné.  

L’armée française, après une série de tests, en fait l’acquisition en 1972. Elle manifeste son intérêt pour ce nouveau système de défense antiaérienne car son propre système a perdu de son efficacité face à l’évolution de la menace aérienne à basse altitude.  

Elle perçoit ainsi des missiles CACTUS R-440, rebaptisés « CROTALE ». » 

Caractéristique des CATUS R-440 :

  • moteur : moteur à poudre,

  • masse : 85 kg,

  • longueur : 2.89 m,

  • diamètre : 150 mm,

  • portée : 13 km

  • altitude de croisière : supérieure à 6000 m

  • guidage : radar et infrarouge

- - - / - - -
b / RÉCAPITULATIF
DES MOYENS AÉRIENS :

 
 

2ème escadre de chasse

5ème escadre de chasse

12ème escadre de chasse

30ème escadre de chasse

Total

Mirage 2000-C

31

6

/ …

/ …

37

Mirage 2000-B

14

4

... / …

... / …

18

Mirage F1-C

... / …

25

45

50

120

Mirage F1-B

... / …

10

... / …

5

15

Total

45

45

45

55

190

 

En matière d'équipement, nous pouvons voir que chaque escadre dirige l'action de quarante-cinq chasseurs se répartissant équitablement par quinze unités dans chaque escadron. Mentionnons toutefois que la 30ème escadre de chasse a une dotation supplémentaire de 10 appareils servant à Djibouti. 

Nous comptons au 1er janvier 1989 un total de cent quatre-vingt-dix aéronefs de chasse se répartissant en :  

  • cent cinquante-sept chasseurs monoplaces soit  :

    • 120 Mirage F1-C (dont 10 à Djibouti),

    • 37 Mirage 2000-C,

  • trente-trois chasseurs biplaces soit :

    • 18 Mirage 2000-B (2 pour le « 1/2 Cigognes », 4 pour le « 1/5 Vendée » et 12 pour le « 2/2 Côte-d'Or »,

    • 15 Mirage F1-B (10 pour le « 3/5 Comtat-Venaissin » et 5 pour le « 3/30 Lorraine ».  

Les appareils biplaces servent principalement en temps de paix à l'instruction (en compagnie de quelques aéronefs de type Alphajet mis à la disposition des escadres de chasse pour la formation et la qualification de vol) mais, en cas de guerre, ils sont tout à fait apte à remplir des missions de défense aérienne.

Huit escadrons de chasse sur treize ont une dotation unique en appareils monoplaces.

Comme nous pouvons le voir, ces cent quatre-vingt-dix aéronefs se divisent en deux grands types d'appareils, les Mirage F1 et les Mirage 2000. Les Mirage F1 ont été mis en ligne à partir de 1974 dans le CAFDA au sein de la 5ème escadre de chasse puis dans les 10ème, 12ème et 30ème escadre de chasse. Entre décembre 1973 et mai 1985 seront perçus par l'armée de l'air cent-soixante de ces montures.

Ce chasseur dispose en configuration air/air de quatre missiles (deux missiles Matra 530 EM et deux missiles Matra 550 Magic) et de deux canons de 30 mm. Il remplace avantageusement les Mirage III-C jusqu'alors en dotation dans la chasse.

Les Mirage 2000-C RDM arrivent en 1986 au sein de la 2ème escadre de chasse remplaçant avantageusement les Mirage III-E. Cette escadre, en fonction jusqu’alors dans la force aérienne tactique (FATAC), remplace dans la défense aérienne la 10ème escadre de chasse de Creil qui a été dissoute au milieu des années 1980.

Suivra à partir de 1988, la 5ème escadre de chasse qui commence à échanger ses Mirage F1-C contre des Mirage 2000-C RDM. C'est pour cela que cette grande unité à une dotation mixte tant sur les différents types de chasseurs (F1 et 2000) que sur le nombre d'exemplaires monoplaces et biplaces.

Les Mirage 2000-C à radar de type RDM disposent également en configuration air/air de quatre missiles (deux missiles Matra 530 EM et deux missiles Matra 550 Magic) et de deux canons de 30 mm. Trente-sept exemplaires de ce modèle seront construits. Suivront ensuite quatre-vingt-sept exemplaires dotés du radar RDI et d'un moteur plus puissant.

Les Mirage 2000-B sont la version d'entraînement du 2000-C. Ils seront construits au nombre de 30 exemplaires.

Pour conclure, sur les 20 Mirage F1-B perçus par l'armée de l'air, 15 sont ici en ligne. Ces appareils ont une capacité en carburant réduite et les deux canons de 30 mm sont supprimés.

Sur les 160 Mirage F1-C de défense aérienne construits et perçus par l'armée de l'air, 55 exemplaires seront transformés aux cours des années 1990 en Mirage F1-CT (aéronefs d'attaque au sol) en remplacement des Mirage III-E. Ils passeront donc sous l'égide de la FATac.

 

- - - / - - -
B / LA FORCE AÉRIENNE TACTIQUE :


- - - / - - -
a
/ PRÉSENTATION GÉNÉRALE :

Le commandement de la force aérienne tactique (FATAC), avec poste de commandement à Metz, est composée en temps de paix de cinq escadres de chasse dotées de chasseurs-bombardiers, d'une escadre de reconnaissance dotés d'aéronefs de reconnaissance, d'une escadre électronique tactique dotée d'aéronefs de recueil de renseignement et de cinq escadrons électroniques au sol. En temps de guerre, s'y ajoute une escadre de chasse – unité école.  

La majeure partie de ses unités sont situées dans la 1ère région aérienne, c'est en cela que l'état-major du FATAC et celui de la 1ère région aérienne sont mutualisés.  

Cette force aérienne tactique est une véritable armée de l'air à elle-seule.  

En effet, de par le type d'aéronefs employés, elle est à même d'entreprendre des missions d'interdiction, des missions d'interception et des missions de bombardement pur tant par l'utilisation d'armes conventionnels que nucléaires. Le nombre de chasseurs-bombardiers employés en temps de guerre est de 275.  

Comme cité ci-dessus, la force aérienne tactique dispose également d'une escadre de reconnaissance, d'une escadre électronique tactique dotée d'aéronefs de recueil de renseignement et de cinq escadrons électroniques au sol. Ces unités sont le cœur du renseignement de cette force. 

La force aérienne tactique s'organise en deux Commandements Aériens TACtiques (CATAC) dirigeant les unités de chasseurs bombardiers de la manière suivantes :

  • 1er commandement aérien tactique :

    • 3ème escadre de chasse Base aérienne 133 de Nancy-Ochey

      • Escadron de chasse 1/3 Navarre Mirage III-E

      • Escadron de chasse 2/3 Champagne Mirage III-E

      • Escadron de chasse 3/3 Ardennes Mirage III-E

    • 4ème escadre de chasse Base aérienne 116 de Luxeuil-Saint-Sauveur

      • Escadron de chasse 1/4 Dauphiné Mirage 2000-N

      • Escadron de chasse 2/4 La Fayette Mirage 2000-N

    • 7ème escadre de chasse Base aérienne 113 de Saint-Dizier-Robinson

      • Escadron de chasse 1/7 Provence Jaguar A / Jaguar E

      • Escadron de chasse 2/7 Argonne Jaguar A / Jaguar E

      • Escadron de chasse 3/7 Languedoc Jaguar A / Jaguar E

      • Escadron de chasse 4/7 Limousin Jaguar A / Jaguar E (BA 125 Istres-Le Tubé)

  • 2ème commandement aérien tactique :

    • 8ème escadre de chasse Base aérienne 120 de Cazaux

      • Escadron de chasse 1/8 Saintonge Alphajet E

      • Escadron de chasse 2/8 Nice Alphajet E

    • 11ème escadre de chasse Base aérienne 136 de Toul-Rozières

      • Escadron de chasse 1/11 Roussillon Jaguar A / Jaguar E

      • Escadron de chasse 2/11 Argonne Jaguar A / Jaguar E

      • Escadron de chasse 3/11 Languedoc Jaguar A / Jaguar E

      • Escadron de chasse 4/11 Limousin Jaguar A / Jaguar E (BA 203 Bordeaux-Mérignac)

    • 13ème escadre de chasse Base aérienne 132 de Colmar-Meyenheim

      • Escadron de chasse 1/13 Artois Mirage III-B / Mirage III-BE / Mirage III-E

      • Escadron de chasse 2/13 Alpes Mirage 5-F

      • Escadron de chasse 3/13 Auvergne Mirage 5-F

Sous commandement direct du FATAC, nous trouvons des unités de recueil du renseignement tant dans une forme pilotée que dans une forme fixe :

    • 33ème escadre de reconnaissance Base aérienne 124 de Strasbourg-Entzheim

      • Escadron de chasse 1/33 Belfort Mirage F1-CR

      • Escadron de chasse 2/33 Savoie Mirage F1-CR

      • Escadron de chasse 3/33 Moselle Mirage F1-CR

    • 54ème escadre électronique Base aérienne 128 de Metz-Frescaty

      • Escadron électronique 1/54 Dunkerque 2 Transall C 160 Gabriel / 1 SA330 Puma Elint

      • Escadron électronique sol 2/54 de Berlin

      • Escadron électronique sol 3/54 de Goslar

      • Escadron électronique sol 4/54 de Achern

      • Escadron électronique sol 6/54 de Bad-Lauterberg

      • Escadron électronique sol 7/54 de Furth-Im-Wald

      • Détachement électronique 8/54 de Baden-Oos

      • Détachement électronique 9/54 de Furstenfeldbruck

 

   

- - - / - - -
b
/ RÉCAPITULATIF DES MOYENS AÉRIENS :



3ème escadre de chasse

4ème escadre de chasse

7ème escadre de chasse

8ème escadre de chasse

11ème escadre de chasse

13ème escadre de chasse

33ème escadre de reconais-

-sance

Total

Mirage III-E

45

/ …

/ …

/ …

/ …

8

/ ...

53

Mirage III-B

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

5

/ …

5

Mirage III-BE

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

7

/ …

7

Mirage

5-F

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

30

/ …

30

Jaguar

A

/ …

/ …

43

/ …

52

/ …

/ …

95

Jaguar

E

/ …

/ …

17

/ …

8

/ …

/ …

25

Alphajet E

/ …

/ …

/ …

30

/ …

/ …

/ …

30

Mirage F1-CR

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

45

45

Mirage 2000-N

/ …

30

/ …

/ …

/ …

/ …

/ …

30

Total

45

30

60

30

60

50

45

320


En matière d'équipement, nous pouvons voir que chaque escadre dirige l'action de trente à soixante chasseurs-bombardiers selon le nombre d’escadrons en ligne par escadre. La moyenne est de quarante-cinq aéronefs par escadre.

Nous allons vous présenter les divers appareils dans leur ordre d'apparition.

Nous pouvons voir qu'en matière d’obsolescence, nous avons en ligne soixante-cinq appareils de type Mirage III sur les trois cent vingt chasseurs-bombardiers en dotation soit 20 % du total général.

La conception des Mirage III date de la fin des années 50. Les premiers vols du type III-E a lieu en 1961 et l'armée de l'air reçoit cent quatre-vingt douze Mirage III-E entre 1964 et 1976. Le Mirage III-B effectue son premier vol en 1959 pour être ensuite livré à cinquante-six exemplaires entre 1962 et 1966. Le Mirage III-BE, plus récent, est une évolution du Mirage III-B et est livré à partir de 1971 au nombre de vingt exemplaires.

Ces appareils, datant d'environ vingt-trois ans pour les plus anciens et treize ans pour les plus récents sont totalement dépassés par les appareils venant d’être mis en service. Mentionnons que la 4ème escadre de chasse, alors dotée de Mirage III-E, n'a touché ses Mirage 2000-N qu’en 1988.

Afin de suppléer les Mirage III-E, la France saisit l’occasion qui se présente de prendre en compte en 1972 les cinquante exemplaires de Mirage 5-F qui sont une commande israélienne de 1966 mise sous embargo. Ces appareils d'attaque par temps clair, légère évolution des Mirage III-E, sont plus adaptés selon les dires des spécialistes aux déserts du Moyen-Orient qu'à la plaine germano-polonaise. Ils sont cependant les bienvenus permettant d’étoffer le potentiel du FATAC.

La 3ème escadre de chasse verra ses Mirage III remplacés par des Mirage 2000-N à partir de 1991 (pour l'escadron de chasse 2/3 Champagne) et par des Mirage 2000-D à partir de 1994 pour les deux autres escadrons de chasse. Il en va de même pour la 13ème escadre de chasse qui remplacera les Mirage III-B et III-E à partir de 1992, les Mirage III-BE et les Mirage 5-F à partir de 1994. Elle ne touchera pas des Mirage 2000-D neufs mais des Mirage F1-CT. Le dernier Mirage III-E effectuera son dernier vol en escadre de chasse en 1995.

Les Mirage F1-CT sont des Mirage F1-C du CAFDA rendus disponibles par la perception des mirage 2000-C qui sont « rétrofités » pour être transformés en appareils monoplaces d'assaut tactique.

La modification porte sur l'ajout d'un télémètre laser, un détecteur d'alerte radar, la révision du système électrique et la modernisation de l'électronique de bord et du siège éjectable. On supprime le canon de l'aile gauche pour installer deux caméras.

L’aéronef emblématique du FATAC est le SEPECAT Jaguar, développé et construit en partenariat avec la Grande-Bretagne. Dans la mémoire collective, cet appareil est associé au désert africain. La version monoplace d’attaque au sol dite « Jaguar A » vole pour la première fois en 1969. Mis en service à partir de 1973 et construit au nombre de cent soixante exemplaires, il équipera jusqu’à huit escadrons de chasse.

La version d’entraînement dite « Jaguar E » décolle en 1968 et sera construit à quarante exemplaires. Il équipera principalement l’escadron de chasse 2/7 Argonne à partir du 1er mai 1974, date de formation de cette unité. Appareil biplace, il peut être engagé au combat sans modification et préfigure les chasseurs-bombardiers de type Mirage 2000-N qui œuvrent avec un couple « pilote-navigateur ».

L'Alphajet est une autre vision de la coopération européenne dans l'aéronautique, effectuant son premier vol en octobre 1973. En effet, alors que le Jaguar est né de la coopération franco-britannique, l'Alphajet est un pur produit de la coopération franco-germanique au même titre que l'avion de transport C-160 Transall.

Construit dans sa version d'entraînement pour la France sous le vocable « Alphajet E » au nombre de cent soixante-seize exemplaires, il sera affecté aux unités « école » de l'armée de l'air et à la patrouille de France. La 8ème escadre de chasse « école » est dotée de trente de ces montures à partir de 1982 qui remplace les vénérables Mystère IV-A.

Le reste des aéronefs (en décomptant logiquement une dotation variable placée en réserve et une bonne dizaine d’appareils pour la Patrouille de France) est affectée au Groupement École 314 « Christian Martell » sise sur la base aérienne 705 de Tours et à l’école de formation des navigateurs de combat sise sur la base aérienne 701 de Salon de Provence. L’action des Alphajet au sein de la FATAC est cependant de dernier recours car ces appareils n’ont pas d’armement interne (canons de 30 mm) et leur armement externe est limité à 2 250 kg.

Poursuivant notre panorama, nous nous penchons maintenant sur le Mirage F1-CR. Cet appareil, destiné à la reconnaissance tactique et à l’appui aérien rapproché, construit au nombre de soixante-quatre exemplaires, effectue son premier vol en 1981 puis intègre la 33ème escadre de reconnaissance à partir de 1983. Il remplace les Mirage III-R et III-RD qui quitteront définitivement cette unité en 1988.

Cet aéronef, bien que primitivement destiné à la reconnaissance tactique, peut effectuer des missions d’appui aérien rapproché de par la présence d’un canon de 30 mm (au lieu de deux montés sur les Mirage F1C) et de points d’accroche pour bombes et roquettes.

Pour finir, présentons maintenant le dernier né de la FATAC qui est le Mirage 2000-N. Cet aéronef, dont le premier vol date de 1983, est construit à soixante-quinze exemplaires. Il est mis en ligne entre 1986 et 1993. C’est une révolution dans le domaine des chasseurs-bombardiers français car sa capacité d’armement externe est de 6300 kg alors que les autres aéronefs plafonnent entre 2000 et 4500 kg. Cependant cet aéronef n’a pas d’armement interne, il tient plus du bombardier que du chasseur-bombardier tactique.

Sortant de notre champ d’action, précisons toutefois que la 4ème escadre de chasse, amalgamant l’escadron de chasse 4/7 Limousin qui devient l’escadron de chasse 3/4 Limousin (doté désormais de Mirage 2000-N) le 1er août 1989, quittera la FATAC le 1er septembre 1991 pour être rattachée aux forces aériennes stratégiques,. De plus par l’adjonction, à cette même date, d’une troisième escadrille à chaque escadron, la dotation de l’escadre passe de 30 Mirage 2000-N au 1er janvier 1989 à 60 Mirage 2000-N.

Voici ci-après un tableau synthétique des capacités de chaque aéronef :



Année de mise en service

Équipage

Dimension (envergure/longueur)

Poids à vide

(kg)

Poids en charge

(kg)

Puissance moteur (nombre)

Vitesse maximale (M)

Rayon d’action

(km)

Armement interne

Armement externe (kg)

Mirage III-B

1962

2

8.22 x 15.31

5880

7900

6000

(1)

2.1

580

2 x 30 mm

1000

Mirage III-E

1964

1

8.22 x 15.03

7050

12574

6200

(1)

2.2

700

2 x 30 mm

2000

Mirage III-BE

1971

2

8.22 x 15.31

5880

7900

6000

(1)

2.1

580

2 x 30 mm

1000

Mirage

5-F

1972

1

8.22 x 15.55

6660

14000

6200

(1)

2.2

1000

2 x 30 mm

4000

Jaguar

A

1973

1

8.69 x 16.83

7000

10000

3300

(2)

1.5

1600

2 x 30 mm

4550

Jaguar

E

1974

2

8.69 x 17.53

7000

10000

3300

(2)

1.5

1600

2 x 30 mm

4550

Alphajet E

1982

2

9.11 x 12.29

3345

5000

1 350

(2)

0.85

1600

- - -

2250

Mirage F1-CR

1983

1

8.44 x 15.55

7400

11500

7250

(1)

2.2

900

1 x 30 mm

4000

Mirage 2000-N

1986

2

9.13 x 14.60

9500

16500

7600

(1)

1.4

1600

- - -

6300


Outre les missiles air-air et les canons de 30 mm décrits dans la chapitre traitant du CAFDA et dotant également les appareils de la FATAC, divers moyens tactiques conventionnels sont également en dotation :

  • missiles air-sol :

    • Aérospatiale AS-30 (guidage visuel)

    • Aérospatiale AS-30L (guidage laser)

    • Matra/BAe AS37 (antiradar)

  • roquettes :

    • Brandt 68 mm type 68-7 ou 68-18 (7 ou 18 roquettes par panier)

    • Brandt 100 mm type100-4 ou 100-6 (4 ou 6 roquettes par panier)

  • bombes :

    • Matra Durandal (anti-tarmac)

    • Matra BAP 100 (anti-tarmac)

    • Matra Beluga (sous-munitions anti-piste)

    • 250 kg non guidée

    • 400 kg non guidée

Rappelons ici que la Force aérienne tactique est chargée de la mission nucléaire préstratégique. Les armes utilisées sont actuellement la bombe AN 52 portée par les Jaguar A et le missile ASMP porté par le Mirage 2000-N.

Outre les unités de l’armée de terre et de la Marine nationale, l’armée de l’air agit avec sept unités :

  • escadrons de chasse 1/4 « Dauphiné » et 2/4 « Lafayette » basés sur la base aérienne 116 de Luxeuil-Saint-Sauveur, dotés d'un total de trente chasseurs-bombardiers Mirage 2000 N-K1 portant des missiles ASMP (Air-Sol Moyenne Portée) avec tête nucléaire de type TN-81 d'une puissance maximale de 300 kt,

  • escadrons de chasse 1/7 « Provence » et 3/7 « Languedoc » basés sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier-Robinson et escadron de chasse 4/7 « Limousin » basé sur la base aérienne 125 d'Istres-le Tubé, équipés d'un total de quarante-cinq chasseurs-bombardiers Jaguar A, portant la bombe nucléaire tactique de type AN-52 avec tête de type MR-50 CTC d'une puissance maximale de 25 kt,

Ces armes, mises en œuvre sur décision exclusive du Président de la République dans le cadre de « l'ultime avertissement » de la dissuasion nucléaire, sont destinées à provoquer un « coup d'arrêt » dans l'offensive adverse. Leur utilisation est coordonnée de façon précise avec les régiments d’artillerie « Pluton » de la 1ère Armée et les deux flottilles de super-Étendard de la Marine nationale.

La bombe AN-52, d’une puissance de 25 KT, est larguée à basse altitude et grande vitesse à distance très proche de l'objectif. Elle est adaptée pour l’annihilation de concentration de troupes ou de divers dépôts.

Le missile ASMP, d'une puissance de 300 KT, a la capacité de rejoindre de façon autonome et discrète un objectif situé à plusieurs centaines de kilomètres de son point de largage. Il est adapté à des objectifs très durcis et fortement protégés situés très en profondeur dans le dispositif adverse.




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